Calendrier des faits divers Apaches

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19 janvier 1903 - Cambrioleurs d'hôtels

Dégringoleurs d'Aubervilliers

CAMBRlOLEURS D'HOTELS

Rue de Malte. -- Poursuite mouvementée. — A Pantin et à Aubervilliers.

"Un individu, disant se nommer Victor-Emmanuel Breton, âgé de 32 ans, ouvrier mécanicien, demeurant 124, rue Saint-Maur, se présentait, hier soir, dans un, hôtel meublé de la rue de Malte, et louait une chambre pour la nuit.

 

Vers onze heures, une locataire. Mme Marie Nadin, couturière, rentrant chez elle, trouva sa porte entr'ouverte. Prise de peur, elle alla prévenir le propriétaire qui pénétrant avec elle dans la chambre, découvrit, accroupi dans un coin, près de l'armoire, un homme qui portait, pour tout vêtement, une paire de chaussettes. Le logeur reconnut aussitôt le soi-disant ouvrier mécanicien, interrogé sur les motifs de sa présence en cet endroit, celui-ci répondit avec le plus grand calme : « Je cherche mes habits qui ont disparu. »

 

Persuadé qu'il avait affaire à un fou, l'hôtelier fit rentrer Breton dans sa chambre, se disant qu'il serait toujours temps, le lendemain matin, de s'en débarrasser. Mais une heure ne s'était pas écoulée qu'un autre locataire, un homme cette fois, rentrant à son tour, trouvait, lui aussi, sa chambre occupée par le même visiteur, aussi sommairement vêtu que lors de sa précédente incursion.

 

Cette fois, le logeur, trouvant que la plaisanterie avait trop duré, et soupçonnant, d'ailleurs, à la façon dont le soi-disant fou ouvrait les portes; qu'il pouvait bien n'être qu'un audacieux autant qu'ingénieux cambrioleur, le remit entre les mains des agents.

 

M. Bottolier-Lasquin ayant, d'autre part, découvert, dans les habits enfin retrouvés de Breton, un trousseau compact de « rossignols » a envoyé son prisonnier au Dépôt :

 

-- Des agents d'Aubervilliers remarquaient, hier soir, deux individus, à mine louche, chargés de ballots. Ils les suivirent et les virent pénétrer dans une maison de la rue Berthier, à Pantin..

Les agents s'informèrent de ce qu'étaient ces individus et apprirent, par des voisins, que, journellement, des hommes, porteurs de paquets volumineux, entraient dans cette maison.

 

Les agents, après avoir visité la maison inutilement, finirent par trouver, commodément installés dans des caves inoccupées, cinq hommes et une femme qu'ils arrêtèrent et conduisirent au commissariat de M. Huet.

Ce l'ont les nommés Louis Leville, dit « PassePartout », les frères Léon et Nicolas Gaspard, -dits « l'Arbalète » et « Bon à Rien », Léonard Vauriau, dit le « Grand Frisé », Léon Lecouvreur, dit le « Dénicheur P, et une femme, dénommée là « Grande Nini », tous âgés de 16 à 20 ans.

 

Dans la cave, dont ils avaient bouché le soupirail, les malfaiteurs avaient apporté des chaise, des fauteuils, des tables, une suspension même y était installée, et ils vivaient là, heureux, faisant bombance.

M. Huet a mis fin à la fête en envoyant tout ce monde au Dépôt.

 

 Trois individus, qui, depuis quelques jours, habitaient en garni dans un hôtel de la rue Heurtault, à Aubervilliers, étaient surpris, la nuit dernière, en train de dévaliser les chambres de leurs voisins.

 

Arrêtés après une résistance des plus acharnées et conduits au commissariat de police, ils ont été trouvés porteurs de bijoux, fausses clefs et de revolvers chargés.,

Ces malfaiteurs, nommés Joseph Broche, dit « Champignol », Antoine Tarrelier, dit « i'Astèque., et Louis Lery, âgés de 16 a 18 ans, avaient, tatoué sur la main gauche, les lettres D. A, signes distinctifs des membres de la bande des "Dégringoleurs d'Aubervilliers". 

Tous trois ont été envoyés au Dépôt."

 

 

Journal : Le Journal

Date de Publication : 1903-01-19

Directeur de publication : Xau, Fernand (1852-1899). 

Source : Bibliothèque nationale de France

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Dégringoleurs d'Aubervilliers

CAMBRlOLEURS D'HOTELS

Rue de Malte. -- Poursuite mouvementée. — A Pantin et à Aubervilliers.

"Un individu, disant se nommer Victor-Emmanuel Breton, âgé de 32 ans, ouvrier mécanicien, demeurant 124, rue Saint-Maur, se présentait, hier soir, dans un, hôtel meublé de la rue de Malte, et louait une chambre pour la nuit.

 

Vers onze heures, une locataire. Mme Marie Nadin, couturière, rentrant chez elle, trouva sa porte entr'ouverte. Prise de peur, elle alla prévenir le propriétaire qui pénétrant avec elle dans la chambre, découvrit, accroupi dans un coin, près de l'armoire, un homme qui portait, pour tout vêtement, une paire de chaussettes. Le logeur reconnut aussitôt le soi-disant ouvrier mécanicien, interrogé sur les motifs de sa présence en cet endroit, celui-ci répondit avec le plus grand calme : « Je cherche mes habits qui ont disparu. »

 

Persuadé qu'il avait affaire à un fou, l'hôtelier fit rentrer Breton dans sa chambre, se disant qu'il serait toujours temps, le lendemain matin, de s'en débarrasser. Mais une heure ne s'était pas écoulée qu'un autre locataire, un homme cette fois, rentrant à son tour, trouvait, lui aussi, sa chambre occupée par le même visiteur, aussi sommairement vêtu que lors de sa précédente incursion.

 

Cette fois, le logeur, trouvant que la plaisanterie avait trop duré, et soupçonnant, d'ailleurs, à la façon dont le soi-disant fou ouvrait les portes; qu'il pouvait bien n'être qu'un audacieux autant qu'ingénieux cambrioleur, le remit entre les mains des agents.

 

M. Bottolier-Lasquin ayant, d'autre part, découvert, dans les habits enfin retrouvés de Breton, un trousseau compact de « rossignols » a envoyé son prisonnier au Dépôt :

 

-- Des agents d'Aubervilliers remarquaient, hier soir, deux individus, à mine louche, chargés de ballots. Ils les suivirent et les virent pénétrer dans une maison de la rue Berthier, à Pantin..

Les agents s'informèrent de ce qu'étaient ces individus et apprirent, par des voisins, que, journellement, des hommes, porteurs de paquets volumineux, entraient dans cette maison.

 

Les agents, après avoir visité la maison inutilement, finirent par trouver, commodément installés dans des caves inoccupées, cinq hommes et une femme qu'ils arrêtèrent et conduisirent au commissariat de M. Huet.

Ce l'ont les nommés Louis Leville, dit « PassePartout », les frères Léon et Nicolas Gaspard, -dits « l'Arbalète » et « Bon à Rien », Léonard Vauriau, dit le « Grand Frisé », Léon Lecouvreur, dit le « Dénicheur P, et une femme, dénommée là « Grande Nini », tous âgés de 16 à 20 ans.

 

Dans la cave, dont ils avaient bouché le soupirail, les malfaiteurs avaient apporté des chaise, des fauteuils, des tables, une suspension même y était installée, et ils vivaient là, heureux, faisant bombance.

M. Huet a mis fin à la fête en envoyant tout ce monde au Dépôt.

 

 Trois individus, qui, depuis quelques jours, habitaient en garni dans un hôtel de la rue Heurtault, à Aubervilliers, étaient surpris, la nuit dernière, en train de dévaliser les chambres de leurs voisins.

 

Arrêtés après une résistance des plus acharnées et conduits au commissariat de police, ils ont été trouvés porteurs de bijoux, fausses clefs et de revolvers chargés.,

Ces malfaiteurs, nommés Joseph Broche, dit « Champignol », Antoine Tarrelier, dit « i'Astèque., et Louis Lery, âgés de 16 a 18 ans, avaient, tatoué sur la main gauche, les lettres D. A, signes distinctifs des membres de la bande des "Dégringoleurs d'Aubervilliers". 

Tous trois ont été envoyés au Dépôt."

 

 

Journal : Le Journal

Date de Publication : 1903-01-19

Directeur de publication : Xau, Fernand (1852-1899). 

Source : Bibliothèque nationale de France

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9 janvier 1913 - Cambriolages à la Goutte-d'Or et La Chapelle

Depuis deux mois environ, plus de vingt cambriolages ont été commis dans les quartiers de la Goutte-d'Or et de la Chapelle. Des inconnus pénétrèrent notamment dans un hangar appartenant à M. Moreau, rue Marc Séguin, où ils volèrent des pneumatiques, et chez M. Bacot, 16, rue Jean Cottin,  ils dérobèrent des bijoux, de l'argent et des bibelots d'art.

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Depuis deux mois environ, plus de vingt cambriolages ont été commis dans les quartiers de la Goutte-d'Or et de la Chapelle. Des inconnus pénétrèrent notamment dans un hangar appartenant à M. Moreau, rue Marc Séguin, où ils volèrent des pneumatiques, et chez M. Bacot, 16, rue Jean Cottin,  ils dérobèrent des bijoux, de l'argent et des bibelots d'art.

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7 janvier 1907 - Les Apaches de Ménilmuche

Un gamin de quinze ans, le jeune Albert Zahneller, apprenti mécanicien, demeurant chez ses parents, 4, rue Pierre-Nys, a été, cette nuit, grièvement blessé d'un coup de couteau dans le dos, au moment où, rentrant chez -lui, il passait boulevard de Ménilmontant.

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Un gamin de quinze ans, le jeune Albert Zahneller, apprenti mécanicien, demeurant chez ses parents, 4, rue Pierre-Nys, a été, cette nuit, grièvement blessé d'un coup de couteau dans le dos, au moment où, rentrant chez -lui, il passait boulevard de Ménilmontant.

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31 décembre 1907 - Les apaches de Montmartre

La nuit dernière, vingt apaches pénétraient dans un débit de vins de la rue Myrrha, « Au Vin fou ». Après avoir consommé, ils refusèrent de payer, puis, éteignant le gaz, s'enfuirent en emportant dix bouteilles de liqueur, non sans avoir malmené le patron, M. Tisseder.

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La nuit dernière, vingt apaches pénétraient dans un débit de vins de la rue Myrrha, « Au Vin fou ». Après avoir consommé, ils refusèrent de payer, puis, éteignant le gaz, s'enfuirent en emportant dix bouteilles de liqueur, non sans avoir malmené le patron, M. Tisseder.

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13 décembre 1906 - Les voleurs de fourrures

Les agents de la Sûreté ont arrêta onze malfaiteurs qui s'étaient spécialisés dans le vol des fourrures.

Rue de Clignancourt, se trouve, au fond d'une cour, une boutique tenue par M. James Brunswick, âgé de trente-huit ans, surnommé "l'Anglais" et se disant interprète.

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Les agents de la Sûreté ont arrêta onze malfaiteurs qui s'étaient spécialisés dans le vol des fourrures.

Rue de Clignancourt, se trouve, au fond d'une cour, une boutique tenue par M. James Brunswick, âgé de trente-huit ans, surnommé "l'Anglais" et se disant interprète.

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